Coalition Burkinabé

Introduction

 

En dépit de l’enclavement du pays susceptible d’être considéré comme une  faiblesse majeure pour son offre touristique, le Burkina Faso compte parmi les 5 destinations les plus prisées de la sous région. Si les statistiques au niveau national ne rendent pas toujours compte de la contribution du tourisme au Produit Intérieur Brut, les impacts de celle-ci sont une réalité tant au plan politique, économique, culturel et social. En effet :

  • D’un coté les manifestations internationales de SIAO, FESPACO, SITHO...sont à la fois des indicateurs d’un pays stable et hospitalier constituant une véritable vitrine du pays sur le plan politique et social.
  • De l’autre coté, les secteurs économiques de transports, d’hébergement, de loisir, de spectacles, restauration, sport, et d’entreprise de voyage ainsi que d’importants revenus issus et répartie entre l’Etat (impôts) et les ménages (salaire de milliers d’hommes et de femmes qu’ils embauchent) sont pour une grande partie lié à la santé de l’activité du tourisme qu’elle soit interne ou internationale.

Le tourisme burkinabé reste donc un outil primordial de développement et ses perspectives de croissance sont énormes tant le potentiel touristique demeurent faiblement exploités et le secteur  occupe encore une place marginalisé dans la politique de développement nationale. Cependant même si ce tourisme est promu à une croissance certaines, l’outil de développement qu’il constitue ne saurait pleinement jouer son rôle que s’il s’inscrit dans une optique de développement durable alliant donc économie, politique, social et culture. Cela est d’autant vrai que :

  • d’une part, aucune politique au niveau national pour un tourisme durable n’est encore élaborée et adoptée par les acteurs concernés.
  • et d’autre part, les effets négatifs inhérents au tourisme existent en dépit d’une absence total d’étude sur le phénomène de dégradation de l’environnement des sites hôtes, d’atteintes aux bonnes meurs, de tourisme sexuel....

Face à cet enjeu et dans un contexte de désengagement de l’Etat, le rôle de la société civil burkinabé dans le développement de l’activité touristique et par extension du développement de la nation demeure prépondérant.

Comment la société civile peut-elle contribuer à la lutte contre la pauvreté a travers l’adoption au Burkina Faso, d’un tourisme économiquement rentable, écologiquement durable et socialement équitable ?

Comment travailler en partenariat et/ou influencer les politiques en charge du tourisme et les différents acteurs du secteur pour l’adoption de textes, lois et décrets ainsi que leur implantation pour une meilleure organisation du tourisme burkinabé ?

La recherche de solutions  à ces différentes questions expliquent au Burkina Faso, la création de la Coalition Burkinabé pour un Tourisme Responsable et Respectueux, membre de la Coalition Internationale pour un Tourisme Responsable et Respectueux.

La Coalition Internationale pour un Tourisme responsable et respectueux (CITRR) regroupe à ce jour plus de 300 associations et ONG dans 86 pays du monde sur les 5 continents.  Un certain nombre d’ONG et associations ont fondé dans leurs pays une Coalition Nationale pour un Tourisme Responsable et Respectueux. Ces structures ont un statut associatif et signent une convention les liant implicitement à la CITRR.

Le Burkina Faso compte parmi les 06 pays ayant une Coalition Nationale pour un Tourisme Responsable et Respectueux.

A ce jour, la coalition burkinabé pour un Tourisme Responsable et Respectueux regroupe plusieurs associations partageant des valeurs communes assignée dans  la Charte d’Ethique pour un tourisme responsable et respectueux.

 

L’objectif de la coalition burkinabé pour un Tourisme Responsable et Respectueux est de :

 

·         rassembler les compétences et les expertises des acteurs de la société civile (ONG, associations, professionnels du monde du voyage, médias…) et des gouvernements.

·         créer de nouvelles synergies.

·         présenter des positions communes et de faire des propositions pertinentes et cohérentes.

·         sensibiliser, informer, expliquer, clarifier et susciter le débat sur le thème du tourisme responsable et respectueux sur le plan national, et international.

 

La date du 02 juin consacrée Journée Mondiale pour un Tourisme Responsable et Respectueux se présente comme l’une des opportunités  à saisir en vue de parvenir aux objectifs assignés par la Coalitions Nationale

 

 

I. Contexte-justification

 

 

La croissance de l’activité touristique en Afrique a atteint 7,9 % en 2007, selon un bilan rendu public par l’organisation Mondiale du Tourisme (OMT). Ces chiffres confirment la constance croissance du tourisme africain depuis 2000, estimée à 7 % par an en moyenne.

 

Ce phénomène ouvre de nouveaux espaces de liberté et de rencontres et contribue au développement de plusieurs pays. Mais les libertés nouvelles et les profits peuvent avoir des impacts négatifs sur l’environnement et engendrer des formes d’exploitation inacceptables, tel le tourisme sexuel.

Face à cette prise de conscience, le Tourisme Responsable fait son chemin suite à l’engagement des acteurs du tourisme et à la volonté des touristes de devenir de véritables  « acteurs de développement à la découverte de l’autre ».

 

Aujourd’hui, le Tourisme Responsable, considérée comme une forme de tourisme durable  peut se définit ainsi :

·         le respect du voyageur envers la terre d’accueil, ses habitants, son environnement, sa culture et son économie

·         le respect des opérateurs touristiques dans la réalisation, la conception, la commercialisation et la promotion d’un produit touristique envers les populations d’accueil, les touristes, les environnements économiques, sociaux et écologiques des Terres d’Accueil.

·         la volonté des populations d’accueil de partager leur culture, de valoriser et de protéger leur patrimoine matériel et immatériel

  

Au Burkina en absence de véritable politiques en matière de tourisme durable, on assiste néanmoins à une forte émergence de ces formes de tourisme caractérisée par une offre diversifiée tantôt axée sur le développement d’une localité avec des voyages solidaires (TDS, Case d’Alidou, Couleur Afrique…) tantôt ciblée sur la protection et la valorisation de l’environnement avec des projets écotouristiques (Forêt Classée du Kou « Guinguette », la Reserve de la Biosphère de la mare aux Hippopotames…..).

 

Au vu de la prise d’ampleur de ces formes de tourisme et de leur méconnaissance par un large public, il apparaît donc nécessaire d’une part de créer un cadre de rencontre et de dialogue entre les différents acteurs de tourisme responsable et respectueux et d’autres part de faire connaître au public burkinabé ces formes de tourismes et les initiatives existantes dans le pays.

 

 

II. Objectifs

 

L’objectif global de cette journée consiste à susciter le débat, à informer, à sensibiliser, et à plaider pour un tourisme responsable et respectueux au Burkina Faso.

Spécifiquement, il vise à :

 

*      Alimenter le débat

Alors que les projets dits « responsables » se multiplient, il est essentiel de susciter un débat sur le thème du tourisme responsable et respectueux. Le but est de présenter, de clarifier et de rendre lisible les offres de tourisme responsable au Burkina Faso. De même, il s’agit de réfléchir à la contribution du tourisme dans la  lutte contre la pauvreté.

 

*      Sensibiliser et mobiliser le public

Faire prendre conscience aux voyageurs et au public des impacts négatifs du tourisme traditionnel et/ou de masse et les informer sur les possibilités de « voyager autrement et responsable » par une proposition  de sites écotouristiques, d’association de tourisme solidaire et/ou écologique, d’agence de voyage solidaire en somme d’acteurs de tourisme intégrant les principes de durabilité dans leurs produits et démarches.

 

*      Influencer les politiques au niveau national

A l’heure actuelle, aucune politique nationale de tourisme au Burkina Faso n’est encore établit. Faire un plaidoyer ; attiré l’attention des instances décisionnelles en charge du tourisme sur l’imminence d’un tel document stratégique est absolument importante pour nous, acteurs de la Coalition Burkinabé pour un Tourisme Responsable et Respectueux

 

 

 

 

 

III. Résultats attendus

 

*      Un débat est suscité sur les enjeux et les perspectives du tourisme « responsable et respectueux » au Burkina et le dialogue/partenariat entre les différents acteurs est amorcé en vue de la promotion du tourisme durable.

*      Le public a identifié des lieux où se mènent des activités écotouristiques  et est sensibilisé sur la pratique du tourisme « responsable et respectueux ».

*      Les instances décisionnelles en charge du tourisme sont réceptifs aux préoccupations de la coalition pour un meilleur professionnalisme du secteur touristique, en particulier ils intègrent dans leurs priorité l’élaboration et l’adoption consensuel du document de la politique nationale en matière de tourisme durable.

 

IV. Public cible

 

*      Organismes/institutions étatiques et privés en charge du tourisme :

*      Professionnels de tourisme : voyagistes, guides, agents d’hôtellerie,

*      Élèves et Etudiants des écoles de tourisme et d‘hôtellerie

*      Toute personne intéressée par le tourisme et notamment « responsable et respectueux ».

 

 

V. Participants

 

La participation de tout acteur intervenant de façon directe ou indirecte à l’activité touristique et ayant développé des principes, attitudes, produits ou une éthique en vue de parvenir à un tourisme responsable et respectueux est la bienvenu pour un partage d’expérience et une présentation de bonnes pratiques à travers des stands qui seront développés à cet effet.

 

VII. Méthodologie

 

*      La stratégie consistera à réuni dans un même cadres une multitude d’acteurs provenant de divers secteurs touristiques et proposant des initiatives en tant qu’alternatives à un tourisme susceptible de porter préjudice à l’environnement et à la culture.

*      Des stands seront montés afin de permettre aux participant de présenter leurs produits ou leurs démarches de tourisme « responsable et respectueux » à travers différents outils de communication (brochures, photos, vidéo, échanges….) et d’échanger avec les acteurs et le public.

*      Des communications portant sur divers thèmes en vue d’une part d’informer sur les principes, les concepts, les outils du  tourisme durable et d’autres part de  mieux faire comprendre la problématique du tourisme burkinabé et sa contribution à la lutte contre la pauvreté seront conduites par des experts du domaine.

*      Une base de données des acteurs présents sera élaborée en vue de l’établissement d’une interface entre ceux-ci.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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